Cassam Uteem refuse une île Maurice touchée par la pauvreté

Un article de Thierry Léon
L’ancien Président de la République est d’avis que les chiffres sont alarmants : 229 poches de pauvreté à travers l’île et 7 157 familles vivant dans des conditions de pauvreté extrême. Ces chiffres sont loin de refléter la réalité. Ces familles sont, selon lui, beaucoup plus nombreuses.
Cassam Uteem a souligné, lors d’une conférence de presse jeudi à Port-Louis – dans le cadre de la Journée mondiale du refus de la misère -, qu’il faut venir en aide aux pauvres et leur donner la chance de s’exprimer.
« Les chiffres que nous avons ne reflètent pas la réalité, mais il existe de nombreuses personnes qui sont touchées par la pauvreté extrême, et qui n’ont pas assez d’argent pour subvenir aux besoins de la famille. À travers des projets, nous voulons éliminer cette pauvreté et inviter ceux qui la subissent de s’exprimer. Les pauvres sont des gens avec le plus d’expérience de la vie. Eux seuls savent comment chaque jour ils s’en sortent. Nous gagnerons beaucoup à les écouter. Il y a quand même de la richesse dans toute cette pauvreté », laisse entendre Cassam Uteem.
« Seuls les pauvres peuvent mettre en place une stratégie pour combattre la misère », lance d’emblée Jacqueline Madelon. Selon la présidente d’ATD Quart-Monde, il est grand temps de donner la parole à ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté : « On n’arrête pas de parler de la misère. Mais, que sait-on réellement des facteurs qui plongent les familles dans une misère noire ? Pas grand-chose. C’est pour cette raison qu’il faut écouter ces personnes qui vivent cette fatalité au quotidien. »





