« C’est en se rencontrant qu’on changera le monde »
Communiqué de Presse 20 novembre 2009
Un événement pour marquer les 20 ans de la Convention des Droits de l’Enfant (20 novembre) et la journée des Droits de l’Homme (10 décembre)
Au moment où se réunissent les sommets sur la sécurité alimentaire et les changements climatiques, des enfants Tapori et des adultes vivant dans la grande pauvreté, venant du Nord et du Sud, vont engager un dialogue aux Nations Unies, en tant que partenaires actifs, sur les questions auxquelles le monde doit faire face, des droits de l’homme à l’extrême pauvreté,en passant par les questions environnementale et de la paix à construire.
Les 8 et 9 décembre, quarante enfants et adultes choisis comme délégués vont se réunir à l’ONU à Genève. Ils viendront de Bolivie, du Burkina Faso, de France, de Haïti, d’Irlande, des Philippines, de Pologne, de la République de Maurice, de la République Démocratique du Congo,de Suisse et des USA. Avec une grande diversité d’expériences, ils ont en commun une histoire commune de refus de la misère comme fait établi.
Ces délégués vont dialoguer avec l’adjointe au Haut Commissaire aux Droits de l’Homme, Mme Kyung wha Kang, et vont lui présenter un aide mémoire avec les propositions suivantes pour les Nations Unies :
- De nouvelles mesures pour promouvoir les droits de l’enfant, en encourageant un environnement familial positif par le biais de programmes de soutien familial fondés sur les droits de l’homme, et qui mettent ensemble les politiques économiques, l’emploi, le logement ; la protection de l’enfant et l’éducation.
- Un plan pour renforcer le partenariat entre les Nations Unies et les personnes qui vivent dans la grande pauvreté, à travers l’évaluation des Objectifs du Millénaire, dans le cadre des droits de l’homme et en formulant les étapes à venir.
- Un soutien aux citoyens concernés pour qu’ils aient les moyens et les occasions d’agir ensemble pour en finir avec la misère, en écho au texte de Joseph Wresinski, gravé sur la dalle commémorative des victimes de la misère : « Là où des hommes et des femmes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré . »
A quelques semaines de ces évènements de Genève, Eugen Brand, Délégué Général du Mouvement International ATD Quart Monde déclare :
« Il est nécessaire de construire des mécanismes de gouvernance mondiale améliorés. Leur légitimité et leur efficacité vont dépendre du rôle joué par les personnes, du Sud comme du Nord, dont la vie a été sévèrement marquée par les crises mondiales. Parce que les droits de l’homme sont indivisibles et interdépendants, nous devons innover une nouvel forme de société, dans laquelle le système économique, la gestion des ressources de la planète et une communauté humaine en paix seront établis sur l’égale dignité de tous les peuples et toutes les personnes. »





